le Manipularium

Fabrique de culture des arts de la marionnette en sud Île-de-France

Compagnie

Les résidences d'artistes

Le « Manipularium » met en place un programme d'accueil en résidence de création et d’accompagnement des marionnettistes professionnels, conventionné par le ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), le conseil régional d'Île-de-France, avec le soutien de nos partenaires institutionnels territoriaux en Essonne.

En 2019/2020 nous accueillons

Stéphane Bientz est auteur, comédien et marion-nettiste. Il partage son activité entre écriture, scène et interventions artistiques. Sa première pièce jeunesse, Hématome(s), soutenue par le collectif « À mots découverts », bénéficie de la bourse Beaumarchais-SACD et de l’aide à la création de texte dramatique d’Artcena. Elle fait également partie des textes lauréats des EAT jeunesse et des Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Hématome(s) est éditée aux Éditions Espaces 34. En 2017, associé au plasticien Bruno Michellod, il cofonde la compagnie de marionnettes « La Barbe à Maman » pour laquelle il écrit les prochains textes.

Hématome (s)

Compagnie Espace blanc

Durée estimée : 1h15

Spectacle tout public à partir de 9 ans

 

Mise en scène : Cécile Givernet et Vincent Munsch

Avec : Cécile Givernet, Jenny Lepage, Vincent Munsch

Scénographie : Cécile Givernet et Vincent Munsch

Univers graphique : Fred Bidet

Univers sonore : Vincent Munsch

Création lumière : en cours

Production : Compagnie Espace Blanc

Création : novembre 2020

Univers sonore

La Cie Espace blanc continue d’explorer ses territoires de narration au travers d’une dramaturgie sonore.

Ce spectacle comme les précédents fait l’objet d’une création sonore originale en son spatialisé qui occupe une place importante dans notre esthétique. Le son nous intéresse notamment par la capacité qu’il a de toucher l’inconscient ; il permet d’atteindre le spectateur émotionnellement d’une manière directe et non cérébrale. Le son, par son pouvoir évocateur est chez Espace Blanc un élément dramaturgique à part entière qui dialogue en permanence avec le texte, la scénographie et la mise en scène.

Nos recherches sont concentrées sur la sensation d’envelop-pement et d’immersion du spectateur permis par un dispositif d’enceintes positionnées tout autour de la jauge. Grâce à ce système, nous reproduisons une sensation d’écoute très naturelle qui peut aussi se montrer spectaculaire. Par le son, nous brisons la frontière entre l’espace scénique et la jauge.

Dans Hématome(s), l’espace est immense. Le son va permettre de rendre perceptible le décalage qui existe entre les enfants et le monde qui les entoure. Il fait exister les décors (océan, chemin de l’école, intérieurs …) et soutient la dramaturgie.

Il sera discret pendant la première partie de la pièce (ambiances ténues, musique épurée) et se densifiera avec le déroulement de l’intrigue. Dans le dernier tiers de la pièce, l’écriture glisse subtilement vers le conte et le son va prendre toute sa place pour révéler un univers fantastique, faisant place aux chimères. Les bruitages et les ambiances seront présents. La musique se montrera plus lyrique en s’inspirant de ce que le cinéma produit pour susciter l’émotion.

Vincent Munsch travail essentiellement à partir de sons réels, qu’il sculpte. Ces sons ne ressemblent à rien d’identifiable mais recèlent un pouvoir évocateur puissant et universel.

Cécile Givernet, marionnettiste

Vincent Munsch marionnettiste / créateur sonore

La Cie Espace Blanc a été créée en 2016 sous l’impulsion de Cécile Givernet et Vincent Munsch. Leur première création, « Médée la petite », est présentée en 2017 dans le cadre du Festival MARTO et des Scènes Ouvertes à l’Insolite. En 2018, ils mettent en scène « Adieu Bert », de Luc Tartar (Arcadi, Adami, Spedidam, Théâtre au Mains Nues, Espace Périphérique, CYAM, Daru-Thempô), présenté notamment aux Champs de la Marionnette et dans le cadre du Pyka Puppet Estival.

Leur univers mêle marionnettes, ombres et matériel sonore.

D’un espace blanc, ils font naître des formes poétiques et oniriques où le son, langage dramaturgique à part entière, accompagne leur recherche visuelle. C’est par leur complémentarité qu’ils racontent des histoires.

Résumé de la pièce

Garçon peureux et livré à lui-même, Tom promène son ennui sur la plage. Il y rencontre Ema, farouche et solitaire, qui vient d’emménager avec son père sur une île voisine encerclée par les marées. Il y croise aussi Dilo, gamine intrépide et autoritaire.

Tous trois forment une étrange bande : trois solitudes à la connivence brutale. Dilo repère la complicité naissante entre Tom et Ema, chahute leurs sentiments, bouscule Tom, énerve Ema. Mais Tom ne bronche pas. Laisse faire. N’ose pas réagir. Qu’est-ce qui lie ces trois enfants ?

Un jour, Ema disparaît. Le temps passe. Tom devra alors faire preuve de courage et faire entendre sa voix. Car ensemble, il leur faudra faire face au pire des dragons…

Ombres et marionnettes

Avec Hématome(s), la Compagnie Espace Blanc poursuit ses explorations dans le champ de la projection d’ombres associé à la marionnette. A l’instar de nos précédentes créations, nous souhaitons les faire dialoguer, sur les plans dramaturgique et scénographique. L’ombre nous permettra de jouer avec les échelles, notamment pour créer un décalage entre le monde des enfants et le monde des adultes, et pour donner à voir l’aspect insurmontable des peurs qui envahissent les personnages. Elle sera également un support idéal pour retranscrire l’atmosphère onirique qui se dégage de la dernière partie du texte, qui entre de plein pied dans l’univers du conte. Nous envisageons de croiser trois techniques : les rétroprojections, les ombres plaqués et les ombres portées à l’aide de plusieurs sources lumineuses, y compris la lampe de poche. Combinées à l’utilisation d’ombres humaines et de silhouettes découpées, elles offriront fluidité dans la manipulation et effets spectaculaires.

Note d’intention

La force des auteurs dramatiques et du théâtre, aujourd’hui, est de dire l’indicible. C’est aussi une nécessité et nous en sommes convaincus. C’est pourquoi la Cie Espace Blanc souhaite à nouveau se plonger au cœur d’une écriture contemporaine. Une manière pour elle de s’ancrer dans son époque et de défendre le travail des auteurs vivants.

Porter ce texte à la scène, c’est l’enjeu fort et ambitieux, toujours, de donner à entendre les mots d’un auteur. Hématome(s) recèle une langue riche, poétique et imagée.

C’est aussi, ici, donner à entendre la violence à laquelle sont confrontés certains enfants ; par la dureté des rapports des enfants entre eux, mais aussi parfois au sein même de la famille. Cette réalité les pousse à grandir trop vite et à perdre leur innocence.

Les personnages finissent par s’unir et par affronter leurs peurs. Ensembles, ils devien-nent plus forts. Parce qu’ils ne peuvent se résoudre à ne pas dire non à l’innommable.

Hématome(s) est une pièce sur le courage et sur le pouvoir de l’amitié. Si l’un se livre, l’autre se sent autorisé à se dire aussi.

Par ce truchement du dire, le texte nous rappelle le caractère fondamental, salutaire et libérateur de la prise de parole. Il est l’occasion pour nous de donner à réfléchir sur la question de la violence, comme Adieu Bert nous a offert de réfléchir - avec les plus jeunes - sur la question de la désobéissance.

Si les trois protagonistes racontent la violence sous quelque forme qu’elle s’exprime (harcèlement, maltraitance…), ils le font avec la distance d’un évènement s’étant déjà produit. Et c’est là tout le talent de l’auteur. Quelque chose a déjà eu lieu. Et parce que cela s’est déjà produit, il n’y a pas de place pour le pathos, ni pour la sidération. Cette temporisation permet de donner à voir les évènements avec une distance salutaire et à entendre des émotions sans s’y embourber.

De ce texte au propos fort, émerge aussi de la joie, de la lumière et de la drôlerie, que nous souhaitons mettre en exergue. C’est grâce à elles, mais aussi à la puissance de l’imaginaire, que l’enfance triomphera.

« TuttUno »

Compagnie Tra Le Mani

 

Théâtre de papier et d’ombre en musique

Tout public  à partir de 5 ans

Durée 35 minutes environ

Jauge 80/90, spectacle intimiste

Création à l'automne 2020

 

Martina Menconi

Directrice artistique de la compagnie Tra Le Mani (35)

Née en 1983 en Italie entre les montagnes et la mer, MarTina est une artiste hybride, une artisane de l’imagination qui aime jouer, dessiner, peindre et faire des marionnettes, des ombres, des ma-chines à images. Formée d’abord en Bande Dessinée à l’International School of Comics de Florence en Italie en juin 2003 et diplômée en suite d’un DNAP en art à l’ESAB de Lorient en juin 2013. Son chemin créatif est au carrefour des arts plastiques, de l’illustration et du spectacle vivant. Elle mène différents projets artistiques, de l’ exposition au spectacle, en France comme en Italie mais aussi avec des expériences au Canada et en Asie. Elle a collaboré régulièrement avec la compagnie Les Rémouleurs, comme dessinatrice et marionnettiste ( Frontières et L’oiseau ). Depuis le 2014 elle est co-directrice artistique de la compagnie Mains Fortes (56). La création de son premier spectacle Haut Bas a eu lieu en 2016 au Théâtre à la coque. En 2017 dessine et construit le spectacle d’ombre Hansel et Gretel de l’Ensemble musical Kainos. Depuis le 2017 elle interprète Tourne Vire, spectacle d’ombre pour le jeune publique, de la compagnie Nomorpa. En septembre 2018 participe à la création du parcours en théâtre d’objet Safari, avec l’association Jungle, au Rheu.

Début de l'histoire

Dans l’univers, sur une planète nommée Terre, dans une ville sans nom, à l’intérieur d’un appartement, un homme cherche d’attraper une mouche.

Dans la chambre, le temps passe et les saisons  défilent autour de lui. Chacune étale sa panoplie de formes et de couleurs.

Un tourbillon de phénomènes climatiques fait sa parade. Insectes et animaux passent dans ce micro écosystème.

Petit à petit la nature, dans sa splendeur, fascinante et parfois effrayante, prend toute la place.

Mais l’ homme est toujours pris par son occupation.

Quand enfin il prend conscience de cette jungle primordiale qui l’entoure, primitive et puissante, quelque chose bascule en lui.

Puis l’orage, l’eau monte et la nuit arrive. Une nuit plein de lumière et couleur  pour redécouvrir notre appartenance au monde de la nature.

Notes d'intention

Les jours et les nuits s’enchaînent dans la ronde des saisons, qui cadencent notre quotidien.

J’ai observé les cycles de la vie au rythme des saisons, la force de la nature et sa richesse dans la variété.

Autour de nous les changements se produisent  sans cesse. Toute chose évolue.

Le paysage se métamorphose, constamment se déforme et se reforme, comme les nuages dans le ciel.

Au fil des siècles l’homme est devenu comme  une force géologique qui modifie l’écosystème de la planète.

Mais «  la planète ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons. Nous passons, elle demeure » dit Pierre Rabhi.

Ce projet est né de l’envie de questionner  la relation entre  la nature et l’homme, son équilibre, son interférence et sa cohésion. Il s’agit de mettre l’accent sur la nature comme puissance, beauté parfois cruelle, dans laquelle l’être humain est inscrit.

Poser un regard sur l’ écologie de la vie et s’interroger sur notre résonance au monde.

C’est imaginer la diversité qui nous entoure comme une nuance parmi les couleurs, une composition où chaque couleur et note a sa place.

Enfin, quelle est la place de l’homme dans la nature ?

Univers en papier et ombre

Au centre de la proposition artistique dans l’espace scénique un théâtre de papier et un théâtre d’ombre coexistent. Mon univers graphique est à leur service. Les dessins du dossier en font partie.

Dans la première partie, on découvre une chambre en maquette où notre homme vit sa vie schémati-sé. La nature débarque dans l’espace sous forme des miniatures, des dessins et des petites machine-ries manipulées en directe. Un jeu d’échelle perturbe notre logique humaine. Le focus se resserre sur cette étrange relation, pour intriguer l’œil et l’attention du spectateur.

Un mouvement quasi perpétuel se déroule sans arrêt du début à la fin.

L'équipe

Conception, Dessin, Construction et Interprétation : Martina Menconi

Composition musicale et Interprétation : Jen Rival

Construction, Technique lumière et Interprétation : Julie Méreau

 Aide à la mise en scène et Dramaturgie : Fanny Bouffort

Regard extérieur : Yoann Pencole

Oreille extérieure : Nicolas Mehust

Administration : Association Confluences

Dans une époque où la tendance est à courir après le temps, ici on prendra le temps d’observer.

Dans la deuxième partie on rentrera dans le noir. Un espace plus vaste s’ouvre, fait des ombres et des images projetées.  La couleur sera un élément privilégié (technique peinture vitrail). Depuis plusieurs années, je mène une recherche autour d’anciens procédés de projection d’images et de différentes techniques du théâtre d’ombre, je puiserai à cette source pour crée ce nouveau monde.

Je travaillerai la manipulation à vue.

Un spectacle avant tout visuel et musical où certains éléments peuvent se fondre, s’additionner, se chevaucher, se mélanger ou se substituer l’un à l’autre.

 

La musique et les bruitages

Le rencontre avec la musicienne et chanteuse Jen Rival est décisif pour la concrétisation du projet.

La voix, la musique et les bruitages sont parties prenantes de la poétique du spectacle. Elements d’immersion dans les cycles de la nature et de la vie du personnage. Un paysage sonore fait de rythme, harmonie et dissonance.

Elle jouera sur le plateau avec son instrumentarium : ukulele, piano toy, clochettes harmoniques, senza, casiotone, pédale de loop, violoncelle...

Arnaud Prechac acteur, metteur en scène

Arnaud Préchac est formé au mime corporel au Théâtre du MimOdrame et au jeu au sein des compagnies et en stages professionnels d’acteur. Il s’ouvre aussi à d’autres disciplines comme le mât chinois, la danse contemporaine, le piano en autodidacte, et le clown.

A l’ENSATT, il se forme à la production, et joue dans deux spectacles suite à quoi il

co-fonde la compagnie des grands mâtins avec des anciens élèves avec laquelle il créée « En l’espèce et Cellules ». Parallèlement, il fonde la compagnie Zaï, dont la première création est un spectacle visuel tout public « Victor l’enfant sauvage ». Suivront la mise en scène de « Fahrenheit 451 et Le vieux qui lisait des romans d’amour ». Il joue aussi dans « Choisir l’écume », m/s Alan Payon Cie les enfants sauvages, « Le Lézard Noir » m/s Antonin Gellibert, « Les Bas-fonds », m/s Guillaume Severac, « Ce doit être » de Caroline Blanpied et dans l’opéra« The Medium » de Claude Montagné. En cinéma, il joue dans le film « Famous » de Valérie Lemercier et dans « les Immortels » de Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault et dans plusieurs séries TV (France et Espagne). Il joue dans une vingtaine de courtsmétrages (six prix d’interprétations), dont « Mazeppa » de Jonathan Lago Lago et « Ça va sans dire » de Pierre Sabrou.

Adrien Cornaggia auteur, dramaturge, acteur

Site : www.adriencornaggia.fr

Diplômé de lettres classiques, il se forme en jeu au Conservatoire de Bordeaux ainsi qu’à l’ENSATT en écriture dramatique. En 2015, sa pièce Baïnes (éd.Théâtrales) reçoit le Prix Domaine Français des Journées d’Auteurs de Lyon. Il collabore entre autres avec Le Théâtre Exalté, En Acte(s), La Cie du Réfectoire, La Onzième pour qui il écrit La Mandale et Trankillizr.

Avec ses camarades du Collectif Traverse, il écrit pour le Collectif OS’O, Pavillon Noir (en tournée). Le Collectif Traverse est artiste associé au Préau-CDN de Vire, dès 2019.

Sensible à la parole des plus jeunes et leur place dans le théâtre actuel, il écrit Gaby et les garçons (éd.Théâtrales Jeunesse), Vadim à la dérive (m/s Louise Vignaud) et Floor is lava ! (m/s Adeline Détée) dans le cadre du dispositif Si j’étais grand (éd. Théâtrales Jeunesse). Il écrit également pour le chorégraphe Gilles Baron, Aux corps passants, et prépare en ce moment sa prochaine création prévue pour 2020. En mars 2019, dans le cadre de l’association de Traverse avec le CDN de Vire, il écrit avec Julie Ménard, Plus rien ne m’abîme. Il donne également des ateliers d’écriture et de jeu. Il vient d’achever sa nouvelle pièce Faire l’amour.

« Gaby et les garçons »

Compagnie ZAÏ

D'après le texte d'Adrien Cornaggia

Éditions théâtrales jeunesse

Tout public a partir de 10 ans

Théâtre, théâtre d'objet, théâtre visuel et marionnettes

 

Gaby et Clovis, retournent en enfance et font revivre leur ami Cédric avec leurs jeux retrouvés.

Gaby et Clovis, amis depuis toujours, tombent sur des objets de leur enfance, leur rappelant leurs jeux et leur ami Cédric disparu un été qu’ils passaient ensemble. S’en suivent alors plusieurs bulles de souvenirs qu’ils rejouent avec passion, leur permettant de revivre ces moments précieux d’innocence et de rêves, et grâce au théâtre d’objets, de faire revivre leur ami Cédric disparu.

Gaby rêve souvent en chanson et veille à l’amitié qui la lie aux deux garçons, Le premier, c’est Clovis, un irascible, un loquace. Il n’aime pas

du tout qu’on tourne en dérision son prestigieux prénom et embête très régulièrement le deuxième garçon, Cédric. Cédric aime faire des records. Lui, il ne bavarde pas beaucoup parce qu’il a souvent la bouche dans l’eau. D’aucuns le disent champion de ci ou de ça. Cet été, il est justement sur le point d’établir un record mémorable.

L’équipe

Mise en scène : Arnaud Préchac

Scénographie : Juliette Morel

Création sonore : Gildas Préchac

Gaby : Cécile Acevedo

Clovis : Thomas Guené

Cédric : Marionnette et théâtre d’objet

Compagnie XZART / Michel Rosenmann , Metteur en scène-marionnettiste.

Après des études de Théâtre et de Littérature, il travaille à la mise en scène depuis 1982, tant pour les adultes que pour le jeune public, en France mais aussi en Russie. Il a été l'élève de Jim Henson (le créateur du Muppet show) et de Tadeusz Kantor (un célèbre metteur en scène polonais). De 1990 à 2006 il a été directeur artistique d’une compagnie implantée et depuis 2003 il dirige XZART.

Il a de nombreuses réalisations à son actif. Certains de ses spectacles comme « un petit frère pas comme les autres » ont fait le tour du monde. Il travaille aussi bien dans le domaine de la création contemporaine que dans les registres classiques, aussi bien avec des marionnettes qu’en théâtre dramatique.

C’est ainsi qu’il a pu monter un opéra contemporain avec les Percussions de Strasbourg en utilisant le théâtre d’ombres, Le Malade Imaginaire de Molière en Russie qui mélange des acteurs et des marionnettes ou encore un spectacle jeune public au théâtre de Marionnettes de Shanghai en Chine.

Ses spectacles ont participé à de nombreux festivals à travers le monde.

« The Death of love » - Heavy metal Puppets

Michel Rosenmann a deux passions: les marionnettes qu'il pratique professionnellement depuis 34 ans et le heavy metal qu'il écoute depuis de nombreuses années. Il fallait donc que ces univers se croisent, c'est chose faite à travers THE DEATH OF LOVE.

L'idée vient d'une demande régulière des festivals internationaux auxquels Michel participe, celle d'un spectacle personnel, sans texte, destiné à faire partager son univers.

Si il y a un univers qui fascine le public, c'est bien celui des marionnettes à fils de part son apparente difficulté et de part la dextérité demandée tant pour la conception que pour la manipulation et si il y a une musique qui impressionne c'est bien le heavy metal.

« Forme-moi »

Marionnettes de sable kinétique

& matériaux bruts

C'est l'histoire d'un pingouin qui vit dans un laboratoire.
Un pingouin pour qui la banquise est faite de polystyrène et dont l'échange avec ses congénères passe par une tablette.
Le laboratoire est brillant de propreté, interactif ludique et essaie de reproduire son milieu naturel.

La vie du pingouin passe entre le moment de la tempête artificielle du matin,le poisson décongelé du midi et le sommeil dans un frigo à sa taille. Mais au sein de ce quotidien auquel il s'adapte bien, apparaît le personnage d'un pingouin-squelette qui vient déranger son confort.

Les enjeux de la survie de ce pingouin s'avèrent plus importants qu'on ne le pensait...

Note d'intention

Ce projet est une recherche artistique autour du faux : la fausse banquise, le faux froid, la fausse adaptation, face à l'authentique :
le sable, l'os, l'être vivant. Le titre indique notre envie de travailler autour de matériaux en mouvement, dont la forme peut changer et s'adapter. Le sable kinétique, la mousse de savon, la feuille de plomb, le polystyrène sont mis face i des forces qui vont les modifier : le vent, la main du manipulateur...

C'est l'autre thème de notre création : l'être vivant face à la nécessité de s'adapter à un monde où son environnement naturel est détruit. Nous travaillons sur les forces de tension crées par celui qui forme l'être humain, le progrès technique, l'absence de nature, le marionnettiste et celui qui doit s'adapter ou résister.

En physique, la capacité d'un objet à reprendre sa forme initiale après avoir subi une transformation suite à un choc s'appelle résilience. La psychologie reprend le terme pour l'appliquer à la psychée. Ainsi « F'orme-moi », explorera le thème de la résilience.

Milena Milanova marionnettiste

Se forme à la marionnette à Académie Nationale Supérieure de Théâtre et de Cinéma (NATFIZ) à Sofia.

En 2008 elle suit une année de stage au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique à Paris. Elle y initie sa première mise en scène - le solo marionnettique "Nikotine" d'après
A. Tchekhov. L'année suivante Milena assiste Ludmilla Dabo à la mise en scène du spectacle
« Le Jujement Dernier » d'Odon Von Horvath au CNSAD.

En 2010 Milena se forme à l'Ecole Royale d'Arts Dramatiques (RESAD) à Madrid, où elle apprend la méthode de Jacques Lecoq.

Elle finit son Master 2  en Etudes Théâtrales à Paris 3 en 2012, où elle fait une recherche, dirigée par Eloi Recoing, sur « Le théâtre de la matière ».

Depuis 2011 Milena Milanova a intégré les équipes des compagnies Furiosa, Atelier 313, La Magouille et La Farfalla en France et en Bulgarie en participant dans de différents projets artistiques pluridisciplinaires.

Son solo Nicotine rapporte les prix de plusieurs festivals internationaux et est programmé dans 9 pays d'Europe. Milena donne des stages de manipulation de marionnettes et mène des ateliers d'art dramatique pour des enfants, des adultes et des artistes professionnels.

Son nouveau spectacle « Glace », est une pièce pour enfants avec des marionnettes de glace.
Ce projet a été joué dans le programme officiel du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières en septembre 2015 et dans Les Champs de la Marionnette en 2017.

La musique

La musique prend une place centrale dans cette cr6ation. Elle vient peindre les contours de cette histoire sans paroles. Le compositeur travaille sur des sons qui rendent pr6sents et concrets les espaces fictionnels que nous avons imaginés. Il utilise des microphones, accrochés aux éléments de décor qui captent et produisent du son en direct, en changeant l'effet sonore vis-à-vis de l’état d'âme du personnage. Erwin Toul joue également de la musique en direct.

 Daru-Thémpô est soutenu par le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), la Région Île-de-France, le Conseil Départemental de l’Essonne, Cœur d'Essonne Agglomération.

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